La filière
Une énergie décarbonée issue des forêts et activités locales.
Découvrez comment la biomasse permet à la Guyane de produire une électricité décarbonée et locale en valorisant les déchets agricoles, forestiers et d’aménagement territoriale.
Une filière locale,
vertueuse et circulaire
En Guyane, la production d’électricité à partir de biomasse s’exécute dans cinq unitées industrielles (appelées communément « usine biomasse ») situées à Montsinery-Tonnegrande, Roura, Saint-Georges-De l’Oyapock, Kourou et Sinnamary.
Pour fonctionner elles valorisent les déchets des autres activités économiques pour créer une énergie renouvelable, locale et créatrice de valeur.
La biomasse énergie s’inscrit donc dans une démarche d’économie circulaire, à la croisée :
de l’exploitation forestière durable
de l’aménagement du territoire (agricole, urbain, industriel)
de la transformation du bois
Un modèle d’économie circulaire appliqué à l’énergie
Les centrales biomasse brûlent de la matière organique,énergie thermique, pour produire de la vapeur qui est ensuite transformée en énergie électrique grâce à une turbine couplée à un alternateur générateur. En Guyane, cette matière organique est exclusivement produite sur le territoire apportant des revenus complémentaires aux entreprises locales de la filière bois, construction, agricole, permettant d’éviter perte et gaspillage de matière première.
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Pour construire nos routes, nos maisons et immeubles, ou encore nos infrastructures collectives, une étape préalable de retrait de la végétation préexistante doit être effectuée afin de pouvoir réaliser les terrassements. Les feuilles et branche peuvent partir en station de compostage ce qui est n’est pas le cas des troncs qui peuvent alors être valorisés en centrale biomasse.
La guyane est un territoire fortement importateur aussi de nombreuses palettes finissent leur vie sur le territoire sans projets de valorisation permettant d’absorber le volume. La filière propose donc de mettre en place leur récupération en travaillant avec les éco-organisme du territoire afin de mettre en place la chaîne logistique nécessaire et désencombrer les déchetteries. Projet en cours de construction.
Le prélèvement de bois d’oeuvre est une pratique ancienne encadrée par l’Office National des Forêts dans le cadre d’une labellisation PEFC garantissant une gestion durable de la forêt Pour exemple: 5 arbres par hectare sur un cycle de 60 ans. Les exploitants forestiers pratiquent à présent une exploitation mixte à savoir qu’ils récupèrent en du bois d’oeuvre, le bois issus des pistes, des chablis, et les déchets de coupes, leur apportant des revenus complémentaires.
Suite à la création d’un barrage hydraulique qui assure aujourd’hui la majorité de la production électrique en Guyane, une forêt a été immergée. Une entreprise de la filière a développé une méthode innovante pour couper et récupérer le bois sous l’eau et le ramener à terre pour le valoriser. Ce bois est valorisé sous forme de produits bois sciés et rabotés, tandis que les résidus viennent alimenter plusieurs centrales du territoire.
Le territoire guyanais n’est pas autosuffisant d’un point de vue de sa production alimentaire aussi tout est fait pour installer de nouveaux agriculteurs sur les zones réservées dans les documents d’urbanismes. Pour planter, construire des bâtiments d’élevage, une étape préalable de retrait de la végétation préexistante doit être effectuée. Les producteurs de biomasse interviennent avec leurs équipes d’hommes et de machines afin de retirer tout ce qui est valorisable en centrale biomasse et leur laisser des espaces prêts pour la création des surfaces agricoles.
Les exploitations forestières du territoire vendent le bois d’oeuvre récolté dans les massifs forestiers aux scieries du territoire qui vont transformer la matière afin qu’elle soit utilisable en construction, menuiserie, artisanat. Outre la production de planche ou de poteaux, le sciage entraîne la création de connexes (déchets) constitués de sciure de bois, de dosses ou de délignures. Ces connexes qui, avant la création des centrales biomasses, ne trouvaient pas preneurs, constituent aujourd’hui un produit intéressant achetés par la filière biomasse et valorisé en électricité.